Bastia.
Les églises.
Nous nous rendons souvent à Bastia lors de nos voyages en France. Ma fille Nicole y habite avec son mari Claude Devichi. Elle a deux enfants, Laura et Michael. Pour le 45e anniversaire de Nicole nous
nous sommes rendus à Furiani, Bastia en août et septembre 2006. J’ai eu l’occasion de faire une tournée en montagne et de visiter de nouveau les plus grandes églises.
Saint Jean Baptiste.



La Cathédrale Ste Marie.


Notre Dame de Lourdes.



L’Eglise Ste Croix.
Eglise Saint Jean Baptiste de Bastia.
L’église Saint Jean Baptiste de Bastia a été construite entre 1636 et 1666 sur l’emplacement d’une ancienne église. Serrée parmi les maisons, elle domine sur le port de plaisance. Sa facade sobre et épuré d’un style architectural classique est complété par l’intérieur caractéristique baroque bastiais. La haute nef est décorée de marbre pour les fonds baptismaux, d’or pour les stucs et de peintures en trompe l’oeil. Construite au XVIIème siècle sur l’emplacement d’une chapelle, l’église Saint Jean Baptiste semble veiller sur le vieux port de Bastia…
Enserrée parmi les hautes maisons dans ce quartier haut en couleur, elle semble, malgré ses généreuses dimensions, bien à l’étroit, on dit qu’elle est l’église la plus grande de Corse… Heureusement ses deux fines tours, tardivement rajoutées, s’élançant vers le ciel, terminant la haute façade classique, rendent à l’ensemble beaucoup de majesté.
Sans fioriture aucune, d’une géométrie et d’une symétrie pour ainsi dire parfaites, l’église est un exemple parfait d’architecture classique, complété par l’intérieur qui se caractérise par son style baroque bastiais : une haute nef flanquée de ses collatéraux décorés de marbre pour les fonds baptismaux, d’or pour les stucs et de peintures en trompe l’oeil…
Eglise Sainte Croix. Citadelle Bastia
L’église (ou oratoire) Sainte Croix se situe dans la citadelle de Bastia (Corse) tout près de la Cathédrale Sainte Marie de l’Assomption. Cet oratoire baroque bâti sur le sol appartenant à la Basilique Saint Jean de Latran possède de magnifiques décors composé par des peintres et des sculpteurs de grand talents.
Eglise Sainte-Marie, ancienne cathédrale à Bastia
Cathédrale Sainte- Marie
Edifiée au 17ème siècle, cette superbe église présente un intérieur plein de majesté, richement décoré de stucs roses, de peintures et de marbres. De remarquables toiles ornent ses chapelles, dont l’Assomption de la Vierge portée en procession à travers la ville le 15 août.
Edifiée en 1488, cathédrale en 1590, l’église est entièrement reconstruite de 1604 à 1625 (aucun vestige de l’édifice antique). Edifice à trois vaisseaux de cinq travées (voûte centrale en berceau, vaisseaux latéraux voûtés d’arêtes). Murs décorés de stucs et de peintures aux 18e et 19e siècles. Autels en marbre polychrome. Façade occidentale réalisée vers 1660-1670, présentant un décor baroque directement issu de la tradition gênoise. Elle est à deux niveaux surmontés de trois frontons. Clocher carré construit contre le côté sud de l’abside, terminé en 1620. Façade et clocher restaurés à la fin du 19e siècle et en 1938.
Eglise Sainte Croix.
Notre Dame de Lourdes à Bastia. Corse.
L’Eglise Notre Dame de Lourdes est un bâtiment moderne (de 1968 ?) situé à côté de la Chambre du Commerce et de l’Industrie à Bastia ; en face du port de commerce où les passagers de ferry débarquent, à deux pas de la place Saint Nicolas.
• Eglise de la Conception
• Eglise Saint-Jean-Baptiste
• Eglise Sainte-Croix
• Eglise Sainte-Marie, ancienne cathédrale • Eglise (ancienne)
• Eglise Saint-Etienne de Cardo
• Eglise Notre-Dame de Montserato
Bastia.
Avant l’occupation de la Corse par les génois, Cardo était un gros village. À ses pieds, il y avait un petit hameau où habitaient les pêcheurs de Cardo. Ce petit port s’appelait Porto Cardo qui veut dire « le port de Cardo ».
Les génois ont vite senti le besoin de se mettre à l’abri des invasions qui venaient de la mer et ont commencé à construire, du temps du gouverneur Léonello Lomellini, une bastiglia (une bastille), c’est-à-dire une place forte, une citadelle.
Avec le temps, la bastiglia (Bastia) s’est développée, est devenue prospère et est devenue plus importante que Cardo.
Au cours des 50 dernières années, Cardo était la résidence secondaire de Bastiais aisés.
Actuellement, Cardo est un quartier de Bastia, sur les hauteurs du Pigno. De nombreuses personnes quittent cardo pour descendre travailler à Bastia. Toute son histoire est comprise dans sa « bastiglia » la citadelle des origines qui constitue la ville close. Ce sont ici la mer et la montagne qui décide de l’implantation des lieux habités, comme l’exige le relief de l’île. Aussi, Bastia fut capitale au temps de la domination génoise. Elle s’est accrochée aux pentes pour s’étaler plus tard, en gagnant sur l’eau sa place Saint Nicolas.
L’ensemble de la ville de Bastia est d’un grand intérêt architectural, non seulement par le nombre et la richesse de ses églises mais aussi par son site où mer et montagne, étroitement liées lui confèrent une linéarité, véritable vitrine ouverte sur la Méditerranée. La citadelle et son architecture militaire grave et sobre, son bâti en plan serré, ses maisons hautes et étroites voisinent avec une présence religieuse forte de son pouvoir.
Hors les murs, l’architecture s’organise en ruelles étriquées et tortueuses, descentes escarpées, ” calades ” en galets qui rappellent son identité génoise. Entre les quartiers privilégiés de Terra Nova et Terra Vecchia une vie industrieuse se met en place, réglée, entre la fin du XVIé et le XVIIIè siècle, par les couvents et églises omniprésents.
Les logements de cette époque présentent le plus souvent des façades sobres bâties sur un plan rectangulaire. Mais les prémices d’une nouvelle urbanisation poussée par de nouvelles nécessités démographiques s’annoncent déjà vers le nord. Apparaissent alors d’élégants édifices alignés au cordeau, de style haussmannien, des façades aux belles proportions, ponctuées de percements réguliers, de balcons ouverts et de fenêtres hautes aux modénatures travaillées.
Les toits en lauze gris-bleu donnent sa couleur à la ville. Les portails imposants cachent souvent derrière leurs portes massives de châtaigner des cages d’escaliers décorées de frises et des plafonds peints.
Tours génoises
Le littoral corse est constellé de tours (en corse torri), devenues un des symboles de l’île. Bien que toutes ne soient pas d’origine génoise, on les appelle généralement “tours génoises”, sans distinction.
La construction de ces tours génoises débuta au XVIe siècle à la demande des communautés villageoises pour se protèger des pirates. En 1530, la république de Gênes dépêche deux commissaires extraordinaires, Paolo Battista Calvo et Francesco Doria, pour inspecter les tours et fortifications chargées de défendre l’île des invastions barbaresques. Dès 1531, l’édification de quatre vingt-dix tours est décidée sur le littoral corse, dont trente-deux dans le Cap Corse. Les travaux commencent sous la supervision de deux nouveaux commissaires extraordinaires génois : Sebastiano Doria et Pietro Filippo Grimaldi Podio. Il s’agissait d’étendre à la Corse le système de vigilance déjà en vigueur sur le pourtour méditerranéen. Ces vigies placées en avant-poste prévenaient et défendaient des attaques des Barbaresques et de tous les dangers venant de la mer.
Aujourd’hui, sur les 85 tours dénombrées au début du XVIIIe siècle, 67 demeurent encore debout.
Notre Dame de Lavasina, le Lourdes de la Corse
Le sanctuaire de Notre Dame des Grâces, à Lavasina, se trouve sur un promontoire au Nord de l’île de beauté, non loin de Bastia. C’est ce haut-lieu spirituel que l’on a parfois appelé “le Lourdes de la Corse”. L’origine n’est pas une apparition de la Vierge Marie, mais un miracle bien sympathique : un client de Rome, provisoirement insolvable et qui devait de l’argent à la famille Danese proposa de régler sa dette, par l’envoi d’ un tableau représentant la Vierge Marie. Dans l’emballage du tableau, inexplicablement, les Danese trouvèrent la somme exacte, en espèce, de la dette due !!
L’histoire commence au 16e siècle : une famille de marins, les Danese, faisait commerce du vin entre Rome et la Corse. Un jour, un client romain insolvable proposa aux Danese de les payer d’un tableau religieux ; ils acceptèrent et reçurent en effet un tableau dédié à Marie mais en plus, la somme qui leur était due se trouvait aussi dans le colis…
Ce fait prodigieux frappa beaucoup les esprits et les Danese décidèrent alors d’employer cette somme miraculeuse à construire une petite chapelle dédiée à la Vierge, dans laquelle le tableau fut installé : au premier plan du tableau se trouve la Vierge à genoux donnant un baiser à l’Enfant et le couvrant de son voile ; on voit aussi au second plan Elisabeth sa cousine, Jean-Baptiste enfant et, en arrière-fond, saint Joseph.
Le premier miracle célèbre de Notre Dame de Lavasina eut lieu en 1675 : une religieuse de Bonifacio, soeur Marie Agnès avait, à l’âge de 40 ans, une paralysie des deux jambes depuis des années, lorsqu’elle décida de venir en pèlerinage à Notre Dame des Grâces de Lavasina…
On y transporta donc soeur Marie-Agnès qui après avoir prié se fit oindre les jambes avec l’huile de la veilleuse brûlant auprès du tableau de la Madone ; c’est alors que se produisit le prodige : la religieuse se releva et …se mit à marcher, au grand saisissement de tous.
Dès 1675, l’évêque décida la construction d’une grande église à la place de petit sanctuaire.
En 1859, les Franciscains furent appelés comme gardiens du sanctuaire et un couvent fut bâti pour eux à côté de l’église de Notre Dame des Grâces et en 1952, la Madone de Lavasina fut couronnée.
Depuis le miracle de 1675, les murs du sanctuaire n’ont cessé de se couvrir d’ex-voto d’actions de grâces pour les innombrables faveurs et miracles obtenus en ce haut-lieu des prévenances mariales.
La fête du 8 septembre
La fête mariale qui réunit le plus les foules à Lavasina est celle du 8 septembre. On y chante l’hymne corse à la Vierge :
“Salut, Reine et Mère universelle dont la faveur nous mène au Paradis…
Vers vous soupire et gémit nore coeur affligé en un océan de douleur et d’amertume.
Accueillez-nous, miséreux, dans les plis de votre saint voile et montrez-nous dans le ciel votre Fils.
Et sur tous nos ennemis, donnez-nous la victoire et puis, l’éternelle gloire, en Paradis !”